Aide de jeux DSC

Voici de quoi vous aider à utiliser les règles D.S.C

Aide DSC (tableaux récapitulatifs) (75 KB)

Feuille d'armée vierge (31 KB)

Les batailles du Moyen Age de Poitiers à Rimini (732-1469) (73 KB)

Les batailles antiques de Marathon à Urumia (490 av-J.C-36 av-J.C) (41 KB)

Classification des généraux de la 2ème guerre Punique(218-202 av-J.C) (44 KB)

Questions/réponses sur les règles Histoire et sortilège

Questions Réponses entre Jasl et Fred Devaux l'un des deux créateurs de la règle.

Questions/réponses des créateurs de la règles. Version finale. (176 KB)

1 - Un général se déplace après toutes les unités (p92). La difficulté est la suivante: le général est placé au milieu de son corps initialement (normal), les unités sont bougées les unes après les autres, les unités s'éloignant de leur général, qui reste tout seul, leur jet d'activation devient de plus en plus difficile. Cette situation est paradoxale, le général accompagne en général le mouvement de son corps. Situation d'autant plus étrange quand le général choisit de rejoindre une unité en fin de compte ou si il commence le mouvement avec une unité (il est avec, l'unité avance seule et s'éloigne, le général la rejoint ensuite).

Aucun paradoxe à ce niveau, car nous considérons que l'action est en fait résolue au même moment pour toutes les activations. Il faudrait pour s'en rendre compte effectuer une activation informatisée des unités pour voir en fait un seul mouvement général (dont celui du général de corps). Il faut bien comprendre que les jets de commandements représentent une séquence temporelle découpée et non une unité activée puis qui attend d'être activée à nouveau. L'idée est que au plus l'action est complexe (activations successives et plus lointaines) au moins l'unité peut interpréter les ordres correctement (notion de déperdition de l'information). l'activation réduite correspond pour sa part à une certitude de mouvement.

Dans la pratique, je dois avouer que nous tolérons des entorses à la règle, en particulier en début de partie, afin d'éviter des loupés sur activation liés à la distance du général, distance provisoire en fin de compte.

Si vous le souhaitez vous pouvez le faire (après tout la règle vous appartient). Mais n'oubliez pas, c'est de l'incertitude que naît la tactique pas de l'absolue certitude (qui n'a jamais existée sur un champ de bataille). La tactique c'est votre capacité à maîtriser l'incertitude (le hasard), à la minorer parce que ce que vous avez prévu englobe déjà la potentialité d'un échec (c'est ce qui vous impose de faire des choix). Il est vrai qu'en ayant pratiqué DBM cela peut vous gêner, néanmoins vous constaterez qu'à DSC le mouvement est plus important qu'à DBM (chez nous toutes les unités sont actives). Donc pour nous pas de problème, mais si vous participez à des rencontres, la règle s'appliquera en l'état.

2 - Les archers embarqués à bord de chars, éléphants etc, sont-ils considérés comme des piétons ou des cavaliers pour la distance de tir?

Comme des piétons (ils sont une plate forme de tir). Je pense que cela doit être précisé dans la règle.

3 - Les fantassins équipés d'arcs longs à bord de chars ou d'éléphants ont-ils un malus s'ils se déplacent?

Oui, comme toute unité équipée d'arcs longs (j'ai l'impression que vous aimez bien les arcs longs).

4 - Une unité réalise un mouvement de percée à la suite d'un combat victorieux. Ce second combat s'achève par la destruction du vaincu, et l'unité souhaite entamer un second mouvement de percée. Pour le calcul de la distance de percée, prend-on en considération le nombre de rounds du dernier combat, ou le nombre de rounds depuis le début de la phase de combat? Ceci n'est pas une question théorique, hélas…

Une unité ne peut réaliser qu'un seul mouvement de percée par phase de combat (dernier point du paragraphe sur la percée). La question n'a donc pas lieu d'être.

5 - Une unité en ligne de trois socles est prise de flanc, combat-elle avec tous ses socles avec - 1 à chaque socle ? Idem avec une unité en formation archaïque?

Une unité en ligne de 3 socles est prise de flanc. 1 seul de ses socles peut combattre (celui qui est engagé) et il le fait avec un malus de -1. Pour une unité en formation archaïque, 2 socles peuvent combattre (les 2 engagés). Il est noter 2 choses:
Les 2 unités bénéficieront de soutiens (1 pour la formation de base et 2 pour la formation archaïque, voir règle pour explication)
À la fin du premier round de combat, si ces unités reculent, elles pourront faire face à leur adversaire (voir point de règle concerné). Cela tempère la prise de flanc.

6 - Une unité en formation archaïque mixte lanciers/archers subit et répond à un tir d'archers de face. Qui subit les pertes ? Les lanciers ou les archers?

Voir le paragraphe concerné. Si rien n'est indiqué (je n'ai pas les règles sous les yeux), le choix appartient au joueur qui contrôle l'unité.

7 - Trois chars engagent le corps à corps avec une unité en colonne, qui doit se replier. N'importe quel char peut-il mener la poursuite ? Les trois chars peuvent-ils poursuivre (en fait toute unité en débord sans être au contact bord à bord peut-elle mener une poursuite)?

Je ne comprend pas la question sur le repli. Celui-ci est donné par le résultat du combat. Si la colonne perd, elle doit se replier et peut passer en ligne. Si les chars perdent, les 3 doivent se replier, mais la distance de repli est /3 (3 unités).

Si les chars ont remporté le round de combat, ils peuvent tous poursuivre et même prendre de flanc l'unité poursuivie (voire de dos).

8 - Même hypothèse, cette fois-ci la colonne est détruite. Les trois chars peuvent -ils mener un mouvement de percée sur des unités différentes?

Ils doivent mener leur percée sur l'unité adverse la plus proche (cela est déterminé pour chacun des 3 chars).

9 - Une unité en ligne est soutenue par une seconde unité en ligne placée directement derrière. A la suite d'un résultat défavorable en corps à corps cette unité doit reculer. En principe, les deux unités deviennent désorganisées(si identiques par exemple). Ceci me semble paradoxale, les deux unités ayant combattu de concert, elles devraient pourvoir reculer ensemble, sans trop de dégât.

Cette question a été évoquée à saint mandé (sur Paris) lors d'une démonstration. La réponse est simple. Tout système qui fonctionne à l'unité résonne en tant que tel. Des socles qui appartiennent à des unités différentes n'ont pas de cohérence. Si pour un combat 2 unités de base en ligne se soutiennent (l'une derrière l'autre), le soutien ne représente que la pression du nombre sur l'unité adverse et non un combat coordonné (ce qui n'est possible que de troupes appartenant à la même unité, logique). En fait cette configuration est intéressante, mais peut tourner à la catastrophe. Je rappelle que dans DBM, la sanction est encore pire en ce qui concerne le recul des socles dans d'autres socles (élimination dans bien des cas).

10 - Les unités équipées d'arbalètes peuvent-elles effectuées des tirs indirects (au dessus d'autres unités)? Idem avec des arquebuses et autres haquebutes…

Cela n'est pas précisé mais la logique veut bien évidemment que non. De toutes les manières, le tir indirect est assez rare.

11 - Une unité est placée en débord lors d'un corps à corps (la partie frontale des socles ne sont pas en contact avec l'ennemi). Si cette unité subit des tirs, ignore-t-elle elle aussi un éventuel recul?

A partir du moment où une unité est en corps à corps, elle ne peut pas reculer suite à un tir (valable pour tir de contre charge et même de charge). Les touches sont donc cumulées avec celles infligées en combat (ceci peut par contre faire pencher la balance dans l'autre sens et faire perdre le round de combat à l'unité concernée).

12 - Le bonus de lance s'applique-t-il aussi lorsque l'unité est chargée de dos?

Uniquement de face. Mais il est vrai que ce n'est pas précisé même si cela semble évident, la question se justifie donc.

13 - Le bonus de lance s'applique-t-il aussi aux unités d'infanterie qualifiées de "lanciers"?

Non. Seules les unités de cavalerie dites "possède la lance" bénéficient du bonus. Celui ci représente la force d'impact de l'unité.

14 - Une unité classée "lourde" en ligne de trois éléments est chargée par une autre unité en ligne. Une unité classée "légère" peut-elle ou non la charger en débord? En principe la règle l'interdit, mais dans ce cas de figure, l'unité légère ne subira pas de perte.

La réponse est non même si effectivement l'unité légère ne pourrait subir aucune perte. Il convient pour celle-ci de venir se placer de flanc ou de dos. Désolé.

L'idée privilégiée est pas d'attaque de face de la part des unités légères (sauf chars et certaines escortes)

15 - Un groupe d'unités comporte des unités avec des pertes, d'autres sans. Quel malus au dé de commandement applique-t-on? Le plus fort malus?

Il est spécifié dans les règles que le plus fort malus doit choisi (du moins je pense que c'est précisé, mais je n'ai pas les règles sous les yeux).

16 - J'ai cru comprendre que les unités subissant un tir de flanc ou de dos avait un dé de malus supplémentaire lors du mouvement de recul (assez logique). Confirmes-tu?

Assez logique mais faux (non retrouvé dans les règles). Voici le cas typique où les auteurs en viennent à se tromper. Initialement c'était le cas, mais nous avons décidé de supprimer ce cas de figure car il ne nous semblait pas plus logique que de ne pas le mettre mais surtout qu'il surestimait le facteur tir.

17 - Pour les points d'achat, une bombarde légère vaut 25 ou 35 points (cf liste 12 et 40 du livret médiéval).

35 points si elle est non attelée, 40 points si elle est attelée. Le coût de 25 points est un horrible oubli lors de la correction du coût des pièces d'artillerie.

Tout sur la Cavalerie à DSC

L'article qui suit se propose de faire le point sur les armées de cavalerie et plus généralement sur la cavalerie à DSC. Certains joueurs nous ont effectivement interpellé à ce sujet et il apparaît qu'il est désormais temps pour nous (en tant qu'auteurs) d'aborder une phase analytique et de disséquer les paramètres de DSC.

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Sachant que l'optique qui a été la notre est purement historique, les réflexions qui vont suivre pourront paraître évidentes à ceux qui se sont un jour penché sur l'utilisation tactique de telle ou telle arme. Les mécanismes du jeu tendent (autant que faire se peut) à refléter une réalité, les discours sur la technique du système ou sur l'aspect historique finissent de toutes les manières par se rejoindre, il conviendra donc de ne pas s'en étonner.

Les principales interrogations portaient sur la puissance avérée des unités de cavalerie légère et d'une manière plus générale sur les avantages des armées de cavalerie sur les armées d'infanterie.

Avant d'entamer une réponse plus construite, permettez nous de signaler qu'il apparaît évident à nos yeux qu'une armée de cavalerie dispose d'avantages non négligeables face à une armée d'infanterie. Outre la mobilité, mais qui en eut douté, c'est sans aucun doute la capacité d'une telle armée à concentrer ses forces, voire à encercler l'armée adverse qui peut séduire tout général désireux de remporter victoires sur victoires. Et pourtant, c'est certainement oublier que ce type d'armée ne manque pas de désavantages qui contrebalancent en grande partie, voire totalement, les qualités suscitées.

Faisons tout d'abord le point sur les principales qualités des armées de cavalerie:

Le mouvement:

Nous l'avons déjà cité, des armées composées de cavaleries légères, moyennes ou/et lourdes disposent d'une capacité de mouvement parfaitement appréciable. Il est à noter que cette capacité tend à décliner et même à s'annuler lorsque les cavaleries deviennent trop lourdes (clibanaires et cataphractaires, soit E lourdes et S lourdes à DSC). Cette notion de mouvement est donc bien relative et dépend ainsi en grande partie de la capacité de choc de l'armée de cavalerie concernée.

La reconnaissance:

le choix du placement est un choix très intéressant et les armées de cavaleries sont particulièrement avantagées à ce niveau. Néanmoins, et comme ci-dessus, cet avantage n'est vraiment probant qu'à partir du moment où les unités de cavalerie sont relativement légères (légères ou moyennes en termes de jeu). Ainsi, les armées de cavalerie lourde (lourdes, E lourdes et S lourdes) se trouvent elles, bien naturellement, peu avantagées pour la reconnaissance.

La concentration du choc:

certes c'est un avantage certain, mais, celui-ci n'est valable qu'avec des armées disposant de troupes de choc particulièrement efficaces. Or nous avons vu que ces unités sont généralement très lourdes et perdent donc les avantages liés au mouvement. Cela tend à signifier que la notion de concentration du choc n'est pas un argument fondamental qui milite en faveur des armées de cavalerie.

Ainsi, les quelques avantages cités ici semblent bien faibles et en tout cas vite contrebalancés, mais alors qu'en est-il des armées de cavalerie. Nous allons essayer de dresser une typologie sommaire des principaux types d'armées pouvant être rencontrés sur un champ de bataille et d'en donner les avantages et désavantages.

Les armées mono type:

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ce sont des armées de spécialistes qui privilégient l'utilisation d'un ou de deux types de troupes au maximum. On trouve ainsi souvent des armées de cavaleries légères ou des armées faiblement mixtes, à dominante cavalerie légère et agrémentées de quelques cavaleries moyennes ou lourdes. Si ce type d'armée peut apparaître très gênant au premier abord (nombreux cavaliers archers, troupes insaisissables en raison d'une esquive importante), il ne faut pas oublier que sa capacité de choc est réduite à la plus simple expression. Une telle armée sera donc peut être très difficile à vaincre, mais elle éprouvera tout autant de grandes difficultés à remporter une victoire autre que tactique sur un adverse d'un type différent (armée d'infanterie par exemple). Il est rare de rencontrer une armée mono type orientée vers l'utilisation exclusive d'unités très lourdes. Si cela était, ce ne serait pas vraiment un avantage car le faible nombre de troupes et la perte de l'élément mouvement rendrait cette armée similaire à une armée d'infanterie (la masse en moins) dans son utilisation tactique.