Egypte 1 --- Hittites 1 (DSC)

Égyptiens Vs Hittites la revanche de Kadesh

Revenons sur cet épisode de l'Histoire méconnu et oublié..... la revanche de Kadesh. Les Hittites défaits précédemment, décident de faire taire ce Pharaon arrogant. (Partie jouée avec DSC).

(cliquez sur les photos pour agrandir)

Les Égyptien :

"je me construirais bien un deuxième temple moi, tiens, hein?" telles furent les paroles que l'on entendit du Glorieux Pharaon avant la bataille. (il fait là une très fine allusion au temple qu'il a construit pour célébrer et raconter sa précédente victoire).

Notez l'innovation de ce pharaon, qui bien avant Napoléon, invente avec ce temple, ce que sera plus tard le bulletin de la grande armée. Sans parler de Jules César et de sa "Guerre des Gaules", finalement ridicule devant ce chef d'oeuvre de propagande.

Les Hittites:

Le général de gauche montre bien la détermination des troupes hittites. Il fait un geste très, très connu à l'époque, en direction du pharaon lui signifiant par là:

"On va te trépaner, tout pharaon que tu es", la mode de la trépanation était née, notons la encore l'esprit bouillonnant de la période (la trépanation étant malheureusement un peu passée de mode aujourd'hui).

Leur motivation étant tellement grande, qu'ils ont baptisé leur armée:
Organisation Pour l'Éradication du Pharaon (l'OPEP).(ndlr j'ai un peu honte sur ce coup là....)

Le placement :

(voir détail sur photo). Le plan Hittite est simple: reculer toute notre force de frappe, attendant le moment propice pour trépaner à tout va (c'est le mot d'ordre). Faire avancer les archers légers de droite chargés d'attiser l'animosité des Égyptiens, en les faisant avancer imprudemment, tout en désorganisant leur tir.

Opposer une résistance de l'infanterie moyenne si nécessaire, et finalement le corps central composé de deux généraux, enverra l'un deux avec les chars lourds (à l'abri jusque là), exploiter le désordre d'en face et réduire le corps du pharaon au néant intersidéral, notion pourtant fort vague à l'époque.

Le placement (suite) :

Le plan égyptien est à la fois plus simple et plus difficile à raconter. Il reste peu de traces écrites et le narrateur (ndlr: pour vous servir), jouant dans le camps Hittite a eu beaucoup de mal à se faire expliquer le plan de l'ennemi avant l'engagement. Les Egyptiens se méfiant ouvertement de l'utilisation que je pourrais faire de ces données (j'aurais pu le prendre mal, accuser ainsi mon fair play est une honte). Voici cependant ce que j'en ai compris, avec le recul.

Le corps du pharaon, troupes légères en tête, avance inexorablement sur l'ennemi.
Les archer lourds du corps central se décalent pour tenter de réduire à néant les chars lourds Hittites, redoutés parmis les redoutés. L'infanterie lourde placée derrière les archers (??? et y feront comment pour passer devant ??? hein y feront comment, sans foutre le bordel....???? Hein ???).
Et enfin le tout petit corps de droite va tenter de déborder la droite peu défendue de l'armée Hittite.

Invocation :

Un des tournants de la bataille. Vous voyez ici le pharaon lancer une invocation, car ce qui est bien quand on est pharaon, c'est que l'on peut lancer de puissantes invocations. Là en l'occurrence il ne s'est pas privé de le faire...", voir la liste ci dessous:
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Cela ne paraît pas comme cela mais c'est un sacré boulot, qui prend pas mal de temps, et qui donc le plus souvent écarte pour un bon moment de la bataille le soit disant courageux Pharaon. (Notez qu'un général hittite à droite sur la photo, dort déjà).

 

En revanche, ses troupes, se sentant divinement soutenues, l'infanterie lourde charge les troupes légères Hittites, celles-ci esquivent avec plus ou moins d'efficacité, pour laisser aller au contact l'infanterie moyenne qui s'était imprudemment avancée.
L'engagement est chaud et les Égyptien n'arrêtent pas de faire des hits sur l'infanterie adverse, poussant même plus loin l'audace à parer pratiquement toutes les touches que lui feront les troupes moyennes.

Finalement faire des invocations prend du temps, mais cela s'avère efficace.
Au centre, les archers se neutralisent, en avançant puis reculant suite aux tirs adverses. Un engagement de ce coté n'est donc nullement à craindre. Le plan Hittite semble fonctionner. Ceci malgré le nombre des pertes que prend le corps de droite, dont le moral chute dangereusement.
Il n'y a pas que le moral des troupes qui baisse. Que dire devant l'air tétanisé de scepticisme de ce général! Il se met à avoir des doutes sur la réussite du plan de départ.
Il n'y a pourtant pas de quoi. Observez bien sur la photo, vous verrez que les Egyptiens, ont avancé fort vite, sans aucun soutien ni à droite ni à gauche. Vous remarquerez également les deux chars lourds situés juste devant la main du général se grattant la .... poche, qui seront déterminants pour la suite de la bataille.
Les pertes hittites sont effroyables les hits se succèdent.

Le tournant :

Nous retrouvons les deux chars précédents (ici encadrés). Malgré leur moral aggravé, ceux-ci chargent donc de flanc la troupe A imprudemment exposée. Notez les pertes qu'ont tout de même subi les Égyptien se trouvant là affaiblis (symbolisés par les croix).
Ces deux chars seront plus tard élevés au rang de héros de la nation Hittite à titre posthume, car leur charge les conduira au sacrifice ultime (la mort, je précise car il y en a qui ont peut être d'autres idées concernant le "sacrifice ultime").
Il ne reste déjà plus qu'un seul des deux chars lourds. Il continue pourtant, "que c'est joli à voir" comme l'aurait dit Bigeard. La troupe suivante est à son tour bousculée. Les Égyptiens comprennent enfin leur erreur et se rendent compte que la réputation des chars lourds est pleinement justifiée. Celui-ci enchaîne les touches, et les hurlements d'encouragement jaillissent de dizaines de poitrines gonflées d'orgueil.

Et un Hit Hittite HOURRA. (houla, après celle-là je ne signe pas l'article, moi).
Les chars lourds de la réserve se préparent à recevoir l'ordre ultime.

"Trépanez, Trépanez !".

Cependant, il n'y a pas que sur le front droit où les Égyptiens commencent à regretter d'être venus; sur le flanc gauche, la manœuvre de contournement s'est révélée être un piège mortel. Dès que la position l'a permis, le régiment de cavalerie (de biais sur la photo), va s'engager pour charger de flanc les chariots légers et les détruire.
L'infanterie légère hittite bloque son homologue, et l'unité d'infanterie lourde se déplace pour couvrir la droite de l'engagement soutenue au besoin par l'infanterie moyenne se trouvant sur la colline..
Quelque temps plus tard ce projet est mis à exécution et les lanciers lourds, chargent de face, tandis que l'infanterie moyenne attaque de flanc l'unité ennemie isolée dans la plaine. (complètement en bas à gauche de la photo).
A droite, les chars lourds sont entrés en action et on ne compte plus le nombre de trépanations subit par les Égyptiens. C'est la curée.
De retour à gauche de la bataille, les deux chars légers égyptiens ont disparu, et la cavalerie maintenant qu'elle s'est réorganisée, va charger et pulvériser l'infanterie moyenne encore paisible en face. L'infanterie lourde égyptienne à droite vit aussi ses derniers instants, ses hommes se rendant par dizaines.
Le corps de droite hittite avec son général a disparu, évapor, dispersé, dissout à cause des pertes faramineuses subites dans la bataille.

Les Égyptiens cependant ne triomphent pas. Vous pouvez compter le nombre de leurs pertes (encadrées sur la photo). Les chars lourds continuent leur triste devoir. Le corps d'armée du pharaon finit par disparaître corps et biens, sous les coups de boutoirs des hittites décidément très remontés.

La victoire est belle. L'armée Adverse est pulvérisée. Aucun temple de propagande né de la mégalomanie de ce pharaon ne verra plus le jour. L'armée hittite a, certes, perdu un corps, mais les deux autres n'ont même pas perdu un pas de moral.

Il y a de quoi être content.

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