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Résumé de partie - DEADLANDS - 26/10/2007

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Votre vie devient morne ? L’alcool n’a plus de saveurs ? Sauter la Petite Alice le samedi soir comme tous les cow-boys de la ville devient routinier ? Taquiner la chèvre de votre voisin en cachette ne vous excite plus ? Vous commenciez même à envisager le pire : vous mariez et vous rangez ? Alors halte à la morosité ambiante, laissez tomber tout ce que vous êtes en train de faire, car voici venu le temps du : troisième volet de notre campagne Deadlands !!!!!

Volet abracadabrantesque où nos personnages s’engagent pour le pire et le meilleur, surtout Paquito, dans une guerre où l’avenir du monde libre semble plus noir que le fond d’un utérus de vache après un accouchement par une nuit sans Lune.

La panique, l’hystérie même, s’est emparée du camp Chamberlain. Sous la houlette de la brave Guffy, près de quatre vingts personnes ont quitté le camp pour tenter de rejoindre Julesburg et échapper à l’attaque imminente des indiens. Diversion dont le traître du camp a profité pour mettre le feu au stock de nourriture et vidé l’alcool dans la réserve d’eau (un sacrilège qu’Elliot ne pourra accepter ; le traître paiera ses fautes !!!!), ce qui fut légèrement problématique pour mettre fin à l’incendie qui auraient pris des proportions dignes de l’Enfer de Dante sans l’intervention du Sergent Gordon qui ordonna aux soldats de creuser un fossé pour empêcher le feu de se propager.

Après s’être fait copieusement incendier par Chamberlain, nos héros tout penauds quittent le camp pour tenter de ramener les fuyards. Mais tout ça n’était que ruse de la part de Chamberlain, qui sous couvert de se fâcher avec nos bons amis (pour tromper le traître) les envoie en fait à Julesburg pour ramener vivres, eaux, munitions et renforts.

Après une nuit au grand air des plus insolites - où Jeff mange des crotales crus tout en ayant des vues alimentaires sur le chien de Paquito ; où Tom découvre une nouvelle formule mais l’explication qu’il donne n’est qu’un inextricable jargon scientifique incompréhensible ponctué de rires frénétiques et d’onomatopées qui ressemble un peu à ça : « HaHaHa Dissolution pierre philosophale Hop Evaporation Aoouuuuhhhh Hahaha Grrr Condensation Fssshhhhh Hahaha !!! » ; où Paquito, dans un geste de méchanceté pure et simple, ne trouve rien de mieux que mettre des cactus sous la selle du cheval de Jeff (rassurez-vous chers amis, Jeff s’en sortira indemne) – bref, après une nuit agitée nos personnages, guidés par Jeff qui à l’aube a ressenti la présence de nombreux morts, découvrent le carnage occasionné par des Indiens et, comme ils vont l’apprendre, avec l’aide de Jethro et ses hommes. Tout n’est que mort, pillage, viol et désolation, ne laissant pas insensible l’estomac pourtant endurci de certains de nos vaillants compagnons.
Comment, encore ce sournois de Jethro, vous entends-je vous esclaffer ? Alors qu’il a tiré sur les Indiens lors du traité de paix, ce misérable fils de chacal putride ? Oui, cette immonde brute n’a pas dû se faire prendre, et comme le dit l’Indien de notre groupe, si ses congénères n’aiment pas les Blancs, ils savent aussi être pragmatiques : l’ennemi de mon ennemi est mon ami ! C’est ainsi que les Indiens se retrouvent aidés par Jethro.
Toutefois, suite aux pulsions sexuelles de Paquito, nos amis se rendent compte que Guffy n’est pas parmi les morts, et surtout sa ravissante fille aînée Justine, dont Paquito a des vues depuis longtemps, sans pouvoir les assouvir.

C’est en remontant leur piste que quelques indiens tentent le vieux coup d’enterrer vivant nos amis sous un tas de rochers alors qu’ils doivent s’aventurer dans une passe étroite. Mais ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces !!!! Nos amis s’abritent avant même d’être inquiétés par les plus gros rochers et quand les indiens descendent pour dépouiller les corps, nous assistons à une raclée en bonne et due forme. En moins de temps qu’il n’en faut à Loco (le chien de Paquito) pour se faire un mollet, trois indiens rendent l’âme, un autre les suit de peu (Tom devra encore s’améliorer au niveau chirurgical) et le dernier se retrouve dans un état critique. Un incident étrange se produit alors : tandis qu’Elliot, Jeff, le Sergent Gordon et Paquito se désespèrent de la catastrophique tentative de Tom de récupérer l’indien inconscient, notre bon Indien dévoile fugacement son torse au seul survivant, ce qui met ce dernier dans un état de peur intense avant de sombrer dans une colère noire qui obligera notre Indien à l’achever. Malgré la tentative du Sergent Gordon pour découvrir le secret de l’Indien, nous n’apprendrons rien ; toutefois, le Sergent est bien décidé à ne pas lâcher d’une semelle notre Indien.

Après avoir pris un raccourci parmi des ravines et des passes étroites, nos six aventuriers atteignent un petit bois duquel ils aperçoivent la diligence de Guffy… poursuivie par une vingtaine d’indiens. Alors que nos amis s’apprêtent à secourir les gentes dames survient un évènement, que dis-je, un retournement de situation que même Shakespeare sous laudanum n’aurait envisagé : Tom tire une fléchette sur Paquito au moment celui-ci tente de sauter sur le toit de la diligence. Et avant même qu’il touche sol, Tom Jubile : Paquito s’est transformé en loup-garou !!!!! Oh, quelle folie a pris notre savant fou de créer cette folle formule ! Mais à la différence de la terrible nuit encore fraîche dans nos mémoires, il semble que Paquito perçoive ses amis de ses ennemis ; il se précipite ainsi sur les indiens et fait un terrible carnage sous les yeux incrédules de ses compagnons et l’œil follement jubilatoire de Tom, tel un gamin heureux de sa farce.

Au bout d’une demi-heure, Paquito recouvre son apparence humaine, et en profite alors pour s’approprier la « victoire » sur les Indiens et mettre en émoi la belle et sublime Justine, dont la diligence a été rattrapée par notre Indien.
Nos preux compagnons se séparent alors : l’Indien et Jeff remontent la piste des Indiens (et découvrent que des chevaux ferrés, sûrement ceux de Jethro et sa bande, ont une planque dans un canyon non loin de la piste et de la voie ferrée) tandis que les autres escortent la diligence de Guffy jusqu’à Julesburg (et après discussion, nos amis sont certains que Guffy n’est pas le traître du camp).

A Julesburg :
-le Sergent Gordon apprend de bien sombres nouvelles : la presque totalité de la garnison de la ville a été envoyée en renforts au front au Sud. Le Sergent doit donc faire appel à des volontaires, mais il ne réunira qu’une trentaine d’hommes. Il y a cependant assez de vivres, eau et munitions pour aider le camp Chamberlain à soutenir un siège (ainsi que les payes des soldats, ce qui est un facteur non négligeable pour leur moral).
-Tom et Jeff envoient tous les deux des télégrammes à des personnes dont ils ne souhaitent pas parler.
-Elliot, entre deux verres, achètent des bijoux en argent qu’ils souhaitent re-travailler. Lubie décorative ou phobie lycanthropique ?
-notre Indien est victime du racisme de la population locale, et se doit de rester dans la caserne de l’armée pour éviter un lynchage.
-quand à Paquito, je me dois d’y consacrer un long paragraphe romantico-rocambolesque : après avoir profité des formes généreuses de la jeune Justine, il découvre au matin que Guffy parle déjà mariage. Paquito ne s’en soucie guère car il repart pour le Camp Chamberlain le lendemain. Sauf que le soir même Guffy vient se planter, main sur son revolver, devant Paquito et exige qu’il se marie dans l’heure avec sa fille car elle a appris pour son départ imminent. Paquito, gêné, demande à se confesser auparavant ; confession qui tourne à la tentative d’assassinat du pasteur, mais Guffy veillait au grain, et grâce aux soins de Tom et au canon de Guffy sur le cou de Paquito, un heureux évènement finit par être célébré à Julesburg ! Souhaitons donc longue vie aux mariés, qu’ils vivent heureux, aient plein de jolis petits garous, et comme l'a dit Guffy à l'oreille de son gendre avant le départ : "si tu te reviens pas, je fouillerai la Terre entière pour te ramener à ma fille".

Le dénouement de ce troisième volet de notre saga sera cependant nettement moins joyeux. Car, mesdames et messieurs, c’est à un épisode biblique digne de l’Ancien Testament que vous allez assister. La pluie de feu des dix plaies d’Egypte n’est rien à côté du déluge de plomb qui va s’abattre sur le train de nos amis au moment de traverser la Lodge Pole River. Car oui, vous l’avez deviné, nos héros vont subir un infâme traquenard comploté par les indiens et le toujours aussi mauvais Jethro Steelfinger.
Alors que le train amorçait une pente ardue, un rail fut enlevé faisant dérailler la locomotive de tête. Le reste du train se décrocha et partit donc en arrière… pour découvrir une explosion faire sauter une partie du pont. Les chauffeurs de la locomotive du train de queue eurent juste le temps de stopper le train avant de se faire étriper par des hommes cachés sous le pont. De l’autre côté, depuis les bords du précipice (la rivière se situe vingt mètres plus bas) les indiens canardèrent à coup de flèches de feu et de plomb le train. Nos amis, cachés dans les wagons métalliques ne purent que riposter parmi la multitude d’indiens.
Voici, en vrac, les moments clés de ce terrible combat dont le récit deviendra, à n’en pas douter, l’une des plus grandes légendes de l’Ouest :
-Elliot, grâce à sa magie et ses talents de tireur, utilisa le fusil à fléchettes de Tom pour envoyer une charge de nitro vers Jethro.
-si l’on ne sait pas ce qu’il est advenu de Jethro, on sait que le chef indien Rain-in-the-face fut tué dans l’explosion, ce qui mit les indiens dans une colère effroyable : ils lancèrent alors la charge sur le train.
-à l’autre bout, des indiens et l’homme de main de Jethro Gérôme Alvarez remirent en marche le train pour faire chuter et couler nos amis. Sans l’intervention de l’Indien et du Sergent Gordon qui rampèrent sous le train et le déluge de balles pour décrocher les wagons, nos amis seraient non pas six pieds sous terre mais trente pieds sous l’eau.
-éjectés de son train suite à une attaque de dynamite contre son wagon, Jeff fut propulsé dans la rivière.
-de son côté Paquito reprit une dose de la potion de Tom mais, ô destin funeste qui aime jouer avec nos misérables vies, le dosage devait être trop fort et Paquito tomba dans un état épileptique dont il se remit juste à temps pour sauter du pont, suivi de Tom qui fit payer cher aux indiens à coup de nitro la tentative d’assaut contre leur wagon.
-Elliot ne mit pas longtemps à suivre ses amis, malgré les nombreuses pertes qu’il occasionna dans les rangs indiens.
-quant au Sergent Gordon et à l’Indien, encerclés, ils finirent eux aussi par se jeter dans les eaux tumultueuses de la Lodge Pole River, non sans avoir mis à mal quelques indiens et tué Gérôme Alvarez.
-après avoir manqué de se noyer, d’heurter des rochers et de s’estropier sur les arêtes rocheuses saillantes de la rive, nos valeureux amis finirent par s’échouer sur une berge plus calme.

Je devine, chers lecteurs, à vos yeux humides que vous sentez que nous arrivons au dénouement de notre histoire et que vous allez devoir reprendre vos misérables vies. Ne désespérez pas car nos héros, bien que blessés et perdus, sont encore vie, ont toujours l’argent sur eux, et ont fait payer aux indiens un lourd tribut en terme de vies dans cette embuscade.

Alors, en attendant le quatrième volet de notre saga, plutôt que de titiller la chèvre du voisin, lisez, relisez, apprenez par cœur l’histoire de nos héros et volez de saloon en saloon, de ville en ville pour raconter la tumultueuse et palpitante aventure de nos amis. C’est grâce à vous que la saga deviendra mythologie !

Eric BEER - MJ à DEADLANDS