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Ayyûbides contre l'armée de la cinquième croisade

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Il faut préciser que le narrateur de cette histoire était général au sein de l'armée croisée. Il va tenter de narrer cette bataille en restant objectif. Ce sera cependant fort délicat de paraître impartial alors que les généraux Ayyûbides ont agit grotesquement et les généraux croisés si magnifiquement.

(cliquez sur les photos pour agrandir).


Les Ayyûbides :

Voici les trois généraux arabes fort studieusement plongés dans l'étude des règles de la guerre. Que faut-il voir dans leur regard ? de la réflexion, de l'inquiétude, de la concentration? Cette approche apparemment réfléchie de la situation peut laisser penser à une partie des plus acharnées.

Ils n'ont qu'un but: détruire les infidèles incroyants.

Les croisés :

Vous remarquerez l'approche radicalement différente chez les croisés, ils ne se posent pas de questions inutiles, ralentissant leur progression. Ils sont déterminés. Ils déploient déjà leur effectif alors que les Ayyûbides ne font que de perdre leur temps à réfléchir à la situation, ils sont bêtes ses ayyubides pensent-ils, ils pensent que c'est nous l'ennemi alors que c'est eux.

Les croisés n'ont qu'un but: détruire les infidèles incroyants.

Le plan Ayyûbides :

Dans la grande tradition Française, de Crécy, Azincourt, et autres batailles où nos généraux nous ont prouvé leur sens tactique très élaboré, voici le plan arabe (les Arabes nous avaient pourtant habitués à mieux).

Le corps de droite composé d'archers en petits nombres et d'un peu de troupes montées fonce sur le corps situé en face avec détermination.

Le corps central composé d'infanterie lourde et moyenne fonce sur le corps situé en face avec détermination et un enthousiasme qui font plaisir à voir.

Le corps de gauche composé essentiellement de cavalerie lourde envoie la moitié de celle-ci sur le corps situé en face avec détermination.

Le plan des croisés :

Voyant le dispositif et la détermination adverse, se rappelant soudainement la défaite de Crécy, un plan plus subtil fut mis au point.

Le corps central commandé par un général aux nerfs d'acier se verra confier la mission de tenir la position avec ses nombreux arbalétriers, et tenir ses trois unités d'infanterie lourde en soutien, une à gauche, une au centre et une à droite, tout cela en retrait, pour pouvoir intervenir où il y aurait besoin.

Le corps de droite (sur la photo), ayant deux généraux (aussi bon l'un que l'autre mais faut-il le préciser?), décident de laisser les archers tenir la colline, en gardant un régiment de cavalerie en réserve, ne l'engageant qu'en cas d'extrêmes difficultés. Le reste constitué de deux corps de cavalerie lourde s'en va avec le général en chef au petit trot soutenir l'attaque décisive sur l'autre aile. (le petit trot fut un peu critiqué ultérieurement, l'heure n'était pas à la promenade).

Le corps de gauche devra attendre le soutien de la cavalerie venant de l'autre aile, en occupant l'ennemi avec de fines manoeuvres (cela c'est la théorie, parce que, en fait de fine manoeuvre, nous le verrons plus tard, il va se faire écraser la G..).

Les Arabes mettent "leur plan" en pratique dans l'enthousiasme.
Les croisés impressionnants de sang froid laissent venir comme prévu, au centre et à droite, mais à gauche, la cavalerie arabe avance plus vite que ce qui était envisagé, laissant tout soutien à l'arrière ; ce qu'un croisé qualifia de suicide collectif à eux tous seuls.

L'attaque:

Al mâlik al adil, le général en chef de l'armée Arabe est décidément nerveux, il charge les trois régiments de cavalerie lourde adverse avec les deux siens. Tactique certainement payante à court terme, mais qu'adviendra-t-il de ces troupes sans soutient?

On peut distinguer un peu à gauche des deux bouteilles de fantas (??????), le renfort terminant sa parade et arrivant un tout petit peu tard.

Le centre et le flan droit fait reculer les Arabes s'approchant de trop près avec leur tir nourri.

Le combat tourne bien sûr à l'avantage des unités ayant chargé ; les croisés perdent un régiment, tandis qu'un autre fait un repli stratégique tout en étant poursuivi par son adversaire; celui-ci ayant pourtant eu, à son tour de lourdes pertes. En faisant cela il s'enfonce toutefois dangereusement dans le dispositif ennemi. Méprisant ce risque Al Mâlik al-adil charge au cri de "Allah est grand".

Peu après ces combats, détruisant un deuxième régiment de cavalerie, les Arabes finissent tout de même très affaiblis, commencent à se rendre compte de leur erreur en voyant les renforts adverses leur foncer dessus au cri de "gloire à Jésus Christ".

La contre attaque:

Le chef arabe parvient cependant dans son infinie lâcheté à esquiver une ou deux fois son unité rescapée, à la charge de la fraîche cavalerie lourde. Celle-ci ayant enfin cessé de trotter, ou tout du moins le fit dans la direction de l'ennemi. L'un cependant reculait plus vite que l'autre n'avancait.

Le soutien arabe (la cavalerie lourde) qui, jusqu'à présent, était resté derrière, s'avance également au trot trouvant que l'allure ne manquait pas de charme, et qu'après tout s' ils le faisaient en face c'est qu'il devait bien y avoir une raison.

A gauche et au centre la menace se précise, les jets de flèches aussi, certains arbalétriers doivent céder un peu de terrain, la menace est cependant encore loin.

Dans sa retraite éperdue, son soutien de cavalerie lourde ne pouvant plus servir à grand chose alors que son corps s'est inutilement affaibli, Al Mâlik Al-Adil se met dans une position dangereuse. Seuls, à l'écart, les croisés décident de lui apprendre à vivre à coup de lances de cavaleries.

Poussant la lâcheté jusqu'au bout, il tenta vainement pendant quelques minutes de s'éviter une fin pourtant rapide, en étudiant les saintes écritures des règles du combat pour y trouver un point oublié.

Le fanta a disparu pour.... laisser place à une bouteille d'eau..... Il y a toujours des @&%^^!§ qui traînent sur la table.

Résigné, il accepte le combat.
Tous les dés sur la table représentent le nombre d'attaque que les restes du régiment de cavalerie et son général vont devoir subir. Les croisés las de trotter, galopent devant les redoutables ennemis heureusement 3 fois moins nombreux qu'eux et terminent les combats de la journée en tuant le général en chef ennemi. Il était temps, le centre venait de subir une attaque qu'ils n'ont repoussé que difficilement.

A l'heure du bilan, les généraux croisés se félicitent, se congratulent, la joie éclaire tous les visages.

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